Akhal-Teke Magazine

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Pureté - Fiction ou Fait ? par Maria Marquise Baverstock

Pureté - Fiction ou Fait?

 

par

 

Maria Marquise Baverstock

 

(traduction Laurence Bougault)

 

 

Et mes petites remarques personnelles

 

 

 

 

Remarque : vous trouverez l’original de cet article en anglais sur le site de l’Association anglaise d’akhal-téké : www.akhaltekekuk.com

Mes remarques personnelles figurent entre parenthèses et en italiques et ont été ajoutée après coup.

 

 

Le concept de pureté arriva à la maison il y a deux semaines alors que je montais dans l'Exmoor : à peu de distance de moi, il y avait une demi-douzaine de poneys qui plongeaient leur nez farineux dans la bruyère. Crinières drues, petits yeux porcins, couleur identique, même taille — on aurait dit des pois dans une gousse.

Impossible de trouver plus pure race que cette ancienne race de poney locaux semi-sauvages de l’Exmoor qui m’a donné envie de réfléchir à la situation de cette « pureté » enAsie Centrale.

Dans sont article, « La dernière goutte de la source originaire », Alexander Klimuk écrit : “On constate que même les prédécesseurs sauvage de l’Akhal-Teke  était déjà fondamentalement différents du cheval de Przhavalski et du Tarpan aujourd’hui éteints. Un climat sec et continental avec peu de neige en hiver et beaucoup de riches graminées (la luzerne est originaire d’Asie Centrale) aida le développement d’un cheval relativement large, rapide, moins dépendant de sa capacité à emmagasiner de la graisse pour les longs mois d’hiver rigoureux, capacité indispensable et première pour la survie des chevaux dans les steppes plus au Nord.”

Les tribus Turkmènes qui véhiculèrent la tradition d’un élevage sélectif jusqu’à nos jours, étaient nomades et n’avaient pas d’écriture. Il est connu d’autre part, que la science des pédigrees, avec emphasis et lignée paternels était le propre de la tradition orale Turkmène. Alexander Klimuk à nouveau : “Des temps anciens les couples étaient sélectionnés individuellement, quelquefois avec une part d’inbreeding. Les juments étaient amenées gratuitement à des étalons de renoms connus de tous les Turkmènes, à des miles à la ronde. Quelquefois, un propriétaire d’étalon se déplaçait lui-même dans les familles (les «aouls»), offrant son étalon pour la reproduction. C'était le cas du fameux Bek Nazar et de son étalon Bek Nazar Dor ». Klimuk poursuit : « Le cheval Akhal-Téké a évolué comme résultat d'élevage sur une petite échelle. Même les plus riches turcomans ne pouvait pas se permettre de garder plus de cinq chevaux — la luzerne et l'orge devaient être achetées et était cher ! Mais mêmes les plus pauvres tribus devaient avoir une monture de guerre, car la guerre était la principale occupation des Turkmènes, qu’ils soient mercenaires ou prennent part à des raids de brigandage (les «Alamans») sur les peuples voisins. »

 

(Une remarque ici sur la vision d’Alexandre Klimuk. Si cette vision correspond à la réalité de la fin du XIXe s., elle ne prend pas en considération les siècles passés, ce qui fausse quelque peu la réalité. En effet, pendant plusieurs millénaires, en gros depuis la domestication des chevaux sauvages par les Scythes, les chevaux étaient élevés en très grande quantité, notamment dans les écuries des divers Rois, Princes, Khans, Ilkhans, d’une région bien plus vaste que l’actuelle Turkménistan, qui s’étendait en gros de la vallée du Ferghana à l’Est, au Nord de l’Afghanistan et de l’Iran actuel. Ces vastes troupeaux — les tribus payés par les nomades aux Grands atteignaient souvent deux mille chevaux et plus. Beaucoup d’État, notamment la Perse, exerçaient un monopole sur les chevaux, et on peut supposer que tout ce temps, certaines tribus se sont spécialisées dans le rôle d’éleveur, au service des puissants ou libres. Parmi ces tribus les Tékés ont sans aucun doute joué un rôle tout à fait spécial. Plus guerriers que d’autres tribus turcomanes, les Tékés étaient établis sur un territoire flou, comme l’atteste aujourd’hui encore une répartition aux deux bouts de l’actuel Turkmenistan, d’un côté dans l’Akhal, de l’autre autour de Merv. Bref, on peut du coup rester perplexe sur la notion d’élevage à petite échelle. Plus probablement, les élevages des temps anciens étaient sans commune mesure avec ce qu’ils sont devenus après la conquête de la région par le Tsar, fort tardive, à la fin du XIXe s. Le khanat de Khiva, l’un des derniers grands khanats de la région, a laissé d’ailleurs des traces de ces splendeurs passées et du rôle à part des Tékés dans la production équine, comme le montre certains clichés de Paul Nadar. Car ces ethnies se distinguaient les unes des autres, par leur costume, et la toque de mouton à long poils des Tékés est restée symbolique jusqu’à une époque récente…)

 

La première crise à menacer la tradition ancienne dans les temps modernes est venu dans les années 1880, après l'annexion de territoires d’Asie centrale par l'Empire russe et l'interdiction des Alamans, qui rendait l'élevage de chevaux de valeur rentable. Cette période peut être considérée comme la fin de l'antique tradition de l'élevage de chevaux turkmènes.

Le renouveau et la création progressive de l'Akhal-Téké comme race moderne commence au tournant du 20e siècle, lorsque les officiers russes, stationnés sur les frontières de l'Empire, rencontrèrent les chevaux turkmènes et, avec l'aide de la subvention du gouvernement central, établirent en 1897 le Haras transcaspien. Ils reconnurent la valeur unique de la race antique, mais leur programme était moderne dans son essence même. Ils questionnèrent les anciens turkmènes sur les pedigrees, enregistrèrent ces données dans des studbooks tenus à la main d'abord, et sélectionnèrent des juments et des étalons sur le même site. Concept européen ! La sélection des reproducteurs était faite en partie sur la base de leur propre compréhension des mérites recherchés dans un cheval de selle — jugement qu'ils étaient qualifiés à faire, étant eux-mêmes des cavaliers expérimentés — ainsi que par la prise en compte de l'avis de quelques « sais » (les traditionnels entraîneurs turkmènes).

Les tribus turkmènes reconnaissaient plusieurs types de chevaux au sein de leur propre culture. « Depuis le début du 19e siècle, toutes les sources dont nous disposons soulignent le fait que les meilleurs chevaux turkmènes appartenaient à la tribu Teke, et les plus précieux, à la tribu Teke dans la région Akhal », explique Alexander Klimuk dans son entretien avec notre association Akhal-Téké du Royaume-Uni. « La Commission chargée d'évaluer l'état de l'élevage du cheval au Turkménistan en 1896 a conclu que « de tous les chevaux turkmènes, les meilleurs sont notamment les Yomud et l'Akhal-Téké. Ces chevaux que les Turkmènes considèrent comme les plus précieux de tous sont les modèles de pure race de ces derniers. »

Ainsi, le concept de la pureté provient de la tradition turkmène, lui-même où deux termes existent pour distinguer entre un pur-sang (« Asyl ») et un demi-sang (« alasha »). Ce concept a été contesté plus d'une fois dans les temps modernes, parfois officiellement et d'autres fois à la dérobée. Le scandale le plus connu et le plus critiqué eu lieu au début des années 1930 lorsque les éleveurs de chevaux du Turkménistan soviétique, ont été sommés d’introduire du Pur-Sang dans leurs races indigènes, désignées pour être chevaux de l'armée, ce qui constituait  leur contribution à l'économie de la République soviétique, avec comme but affiché de produire des chevaux « plus grand et meilleurs ».

Le célèbre trajet de 1935 d’Ashkhabad à Moscou a été organisé comme un test comparatif de l'endurance de purs versus part-breds, un concours remporté par la race pure.

 

(Alors là, je trouve ça très bizarre !! Je dirais plutôt qu’il fut une tentative des Turkmènes d’attirer l’attention du pouvoir central sur les qualités des chevaux Turkmènes. A ma connaissance, il n’y avait aucun « part-bred », en revanche, on omet souvent la présence de plusieurs chevaux Iomuds : trois si ma mémoire est bonne. Tous les chevaux sont arrivés sains et saufs malgré une organisation défaillante qui a rendu l’approvisionnement, notamment en eau, souvent aléatoire. )

 

Il a fallu de nombreuses années après la Seconde Guerre mondiale, et les efforts de fanatiques dévots comme les Shamborant pour éliminer les chevaux avec du sang anglais du Studbook Akhal-Téké.

 

(Là encore, on émettra un sacré doute ! le sang n’est pas de l’ivraie qu’on peut trier du bon grain, d’une part, et les éleveurs turkmènes n’étaient assez sots pour se priver des meilleurs chevaux de course, fussent-ils des sangs mêlés. Pour eux, pureté signifiant excellence…)

 

Comment peuvent-ils savoir qui était qui ? Après tout, ils n'ont pas testé les chevaux avant les années 1970... J'ai demandé à Léonid Babaev, un des élèves de Shamborant.

« C'était facile, explique Leonid, tout d'abord, la bureaucratie soviétique a aidé : les fermes collectives à cette époque étaient obligées de tenir des registres pendant les saisons de monte, il n'y avait pas de pénurie de paperasse, vous avez juste besoin de patience pour la lire. Mais au-delà, les gens savaient : un groom, un chef d’écurie, un entraîneur avaient la connaissance des étalons utilisés pour quelles juments et, en cas de contestation, étaient prêts à divulguer l'information ». « Mais qu'en est-il de Agat ai-je demandé, il a été déclaré impur pourtant vous prétendez qu'il ne l'était pas. Donc des erreurs ne se glissent-elles pas dans les stud-books ? ».

« Agat est un pur-sang, affirme Leonid, nous l'avons prouvé. »

- Vous souhaiteriez rétablir sa descendance dans le stud-book, si vous aviez le contrôle sur celui-ci ? 

- Non, c’est inutile. Pratiquement aucun de ses descendants n’existent.

- Qu'en est-il Babakhan ?

- Il n’a rien de fantastique. »

Dans une réponse très critique à l'entretien avec T. Riabova sur www.akhaltekekuk.com, Babaev est moins généreux envers Riabova sur le thème de Agat :

« Vous (Tatiana Riabova) avez montré un entêtement incroyable au sujet de Agat, un cheval vraiment bon, en ignorant les preuves évidentes de son origine pure race. Nous avons trouvé quatre cas de poulains isabelles issus de juments bais et alezanes par Agat. Cela ne peut être que parce qu’Agat avait le gène dilué dont il a hérité de son père Askol auquel il ressemblait beaucoup. Agat-même était un isabelle foncé avec des reflmets dorés… Shamborant avait éliminé tous les chevaux impurs du haras d’Ahskhabad mais il a défendu Agat et s’est battu pour qu’il reste dans le stud-book tant qu’il qu'il était vivant. Si Agat avait été maintenu dans le stud-book, la vitesse de 2mn40 secondes sur 2400 mètres aurait été la norme aujourd'hui. Agat est un de ces chevaux qui définissent une race.... Ce fut une torture pour ce grand éleveur que fut Shamborant de voir une de ses plus grandes réalisations au rebut.

Si des records de vitesse ont été perdus à cause de l'expulsion d’Agat du studbook, c’est bien amer. L'ironie réside aussi dans le fait que la vitesse en course a été la principale raison d’introduction du sang TB dans un passé plus récent.

 

(Là encore, l’absence d’instance d’évaluation démocratique et la confiscation du stud-book dans les mains de la seule Tatiana Riabova nous semble une véritable tare pour l’akhal-teke moderne. Je ne sais pas sur quelle base a travaillé Shamborant pour sélectionner les fondateurs de son haras, mais une chose est sûre, son importance a été suffisamment considérable pour la préservation de la race pour qu’on l’écoute !).

 

« Tous les éleveurs savent aujourd'hui comment, nous, au Turkménistan, avions procédés pour éliminer les croisements dans la race Akhal-Téké, entre 1997 et 2002 », écrit Geldy Kiarizov dans sa lettre ouverte au Comité Exécutif du WATO, organisation à la légitimité contestée par de nombreuses personnes dans la communauté Akhal-Teke, mais qui, néanmoins, a une certaine influence.

À l'époque à laquelle se réfère Kiarizov, il était « ministre du Cheval » au Turkménistan et avait le pouvoir d'interdire certains chevaux dans les courses d’Achkhabad. L'histoire de sa chute, et la campagne pour le libérer de prison, ont été largement couverte dans les médias, on y reviendra pas ici.

Alors que l'injustice horrible de sa peine n'a jamais été mise en doute (comme Brough Scott l’a établi « Geldy a été accusé d'avoir volé ses propres chevaux »), il est également largement reconnu que sa disgrâce sous le règne du Turkmenbashy — le père de tous les Turkmènes — a été, en grande partie, causée par ses relations tendues avec les éleveurs de tels chevaux. Dans quelle mesure sa croyance passionnée dans le respect de la race pure a-t-elle encouragé un complot autour de lui est difficile de vérifier, mais ses critiques acerbes de ceux qui ont choisi de contaminer l'Akhal-Teke de la tuberculose du sang impur ne pouvait pas le rendre cher au cœur aux éleveurs qui se livrent à de telles pratiques.

 

(Là, un petit commentaire personnel, issu de mes relations avec certains Turkmènes dont je tairai les noms… Les Occidentaux sont d’une naïveté toujours fantastiques ; ils aiment jouer les sauveurs de la veuve et de l’orphelin, sans toujours se demander si, au sein même de l’injustice, il n’y a pas aussi des raisons moins mauvaises… Geldy Kiarisov a la réputation d’un personnage de caractère, parfois fantasque et impulsif, au parler franc, au pouvoir immense : comment sinon sa famille aurait-elle réussi à continuer à nourrir tant de chevaux alors qu’il était en prison, sinon parce qu’elle détenait une certaine fortune personnelle acquise comment, là est bien la question... Il a développé en peu de temps un élevage de grande qualité, mais dont la dimension pose question dans un pays où les moyens personnels des « sujets » d’un Président omnipotent ne devraient pas permettre d’entretenir tant de chevaux. L’omnipotence dont il faisait en outre preuve en ce qui concerne la décision de faire courir tel ou tel cheval désigné comme pur ou impur est elle aussi problématique : la volonté d’un seul homme — on retrouve le syndrome Riabova l’Unique… — a-t-elle le droit de décider pour toute la collectivité ? Par ailleurs, le sang anglais n’a jamais été éliminé dans le stud-book, et pas davantage bien sûr au Turkmenistan, ce que tous les Agas vous diraient si vous pouviez leur parler, mais voilà, on promène les Occidentaux dans les Haras présidentiels ou les quelques haras en odeur de sainteté actuellement — jusqu’à quand ? — mais ce n’est qu’une jolie façade !! J’ai vu moi, des chevaux qui crevaient de faim, et en grand nombre, parce qu’ils n’intéressaient pas les organes de l’actuel pouvoir et j’ai parlé à des gens qu’aucun Occidentaux n’avait cotoyé. Des chevaux meurent aujourd’hui au Turkmenistan qui n’étaient pas moins purs que les autres, seulement ils n’étaient pas dans les petits papiers du Turkmenbashi et de ses sbires… Que dire encore de l’hégémonie de l’akhal, région du Président of course, par rapport à la région de Merv, où on nous dit volontiers qu’il s’agit de chevaux de bazar, mais dont j’ai vu au moins un excellent specimen, traînant son ennui dans le Haras de sa Majesté, parce qu’il n’était pas né dans la bonne région. Bref Kiarisov ou un autre, c’est pour moi du pareil au même, dans un pays aussi peu démocratique, où seul le pouvoir a voix, ou la corruption est loi, on s’attend à un taux de falsification logiquement supérieur à la moyenne, ce taux, insistons là-dessus, existant aussi bien sûr dans le stud-book russe, mis en place dans sa version actuelle par une seule femme pendant près de 50 ans !!! Il faut croire que l’Absolutisme n’a pas disparu du monde de l’akhal-téké !!)

 

La lettre ouverte de Kiarisov au WATO, également publiées sur le forum internet russe de premier plan « Odnoklassniki », ne met pas de gants :

« Pourquoi sommes-nous incapables de juguler le mal qui dévalue notre race et notre matériel personnel et quel est l'investissement intellectuel dans tout cela ?... La race attire de nouvelles personnes, pas toujours totalement décentes et parfois ouvertement criminelles, dans leur essence et dans leurs relations passées. Cette situation est un affront à ceux qui ont consacré plusieurs décennies de leur vie à cette race... Dès que nous avons été en prison, l'afflux des croisements a été de retour comme une revanche et une toute nouvelle catégorie d'éleveurs privés a émergé au Turkménistan, si bien que la race entière est maintenant aux prises avec leur manque de goût et de sens des responsabilités. Pourquoi les dirigeants du croisement des derniers 20-30 ans, qui sont les mêmes personnes qui font des services d'enregistrement, agissent comme un outil facile à convaincre, travaillant comme des prostituées réjouies de leur rémunération ? De facto, la race est divisée: non par une fracture géographique, ni par la qualité des chevaux, ni par la division en lignées. Je parle de la division entre les chevaux purs — Asyl, et les autres — Alasha ».

Kiarizov poursuit dans la même veine sur plusieurs pages, en nommant les coupables et décrivant leurs moyens détournés :

« Ces éleveurs que Ovliakuli Charipov et Sadyk Berdymuhammedov ne sont pas assez stupides pour assumer un étalon pur-sang dans leur écurie et l'utiliser officiellement. Ils n'ont pas besoin de beaucoup. Tout ce qu'ils veulent, c'est être capable de retenir une jument demi-sang de haute race, pour assurer de bons résultats en course. Ils ont revu leurs programmes d'élevage. Ils sont engagés aussi dans l'élevage pur, pour produire et montrer de très beaux chevaux de filiation sans faille. Mais aucun de ceux-là ne courront. Prenez l’étalon Khanbergud. Regardez les listes de courses: il a couru ?

Non, il agit comme leur écran de fumée, utilisé comme décoration. Ce qui se passe aux écuries Sharipov est connu de lui seul et de quelques-uns de ses palefreniers... de même pour Berdymuhammedov. Les chevaux de race pure sont présentés aux visiteurs et aux prises à des spectacles, mais il est peu probable de les voir en course. Peut-être que vous pourriez, après que cette lettre a été rendue publique... Mais il est plus probable que ce soit la progéniture des juments partbreds qui se rendront à l'hippodrome. »

 

(Mais cette situation doit-elle être reprochée à quelques-uns ou à tous ? J’ai souvenir d’être allé avec un grand ami turkmène dans les haras présidentiel voir la star des courses. À ma sortie, comme c’est toujours le cas avec les Turkmènes, qu’ils soient d’Iran ou du Turkménistan, mon ami m’a demandé : Alors, asyl ou pas ? Tout simplement parce qu’ils me font confiance mes amis turkmènes et savent que je n’ai pas tellement besoin d’un test ADN pour reconnaître un pur akhal d’un cheval tellement anglicisé qu’il en a perdu les qualités propres de sa race… No comment. Nos opinions resterons entre nous…)

 

La belle affaire, me direz-vous. Devons-nous, nous les propriétaires d’Akhal-Téké de l'Ouest, nous préoccuper de la façon dont les parieurs turkmènes choisissent de dépensert leur argent ? Si l'admission à des courses est ce qu'elle est, est-ce notre problème ? Surtout, comme l'un des accusés (Ovliakuli Charipov) l’a ouvertement déclaré à la Conférence 2008 à Moscou :

« Si vous venez à moi et que je vous dise que mes chevaux sont purs, quelle raison avez-vous de me croire ? Oui, bien sûr, dans mon pays, il y a eu des apports de sang étranger, ces croisements sont principalement utilisés pour les courses ou pour la Baiga. Mais si je dis « Mes chevaux sont purs », pourquoi voulez-vous, en tant qu'acheteur, ne pas me croire ?

La déclaration de Kiarizov selon laquelle la race se subdivise en purs et impurs, plutôt qu’en zone géographique, transmet une partie seulement de l'histoire. À la conférence internationale des chevaux Akhal-Teke de 2001 à Ashkabad, peu de temps avant qu’il ait été déposé, Kiarizov proposa que le stud-book général soit déplacé de Riazan à Ashkabad : « Pourquoi le stud-book des chevaux turkmènes est-il toujours basé en Russie alors que l'URSS a disparu ? » demande Kiarizov.

Les représentants étrangers de la race furent invités à voter et, le dernier jour, à signer un document visant à approuver la rétrocession du studbook au Turkménistan. Naturellement, ils ont demandé l'ajournement au motif qu'ils auraient d'abord besoin de consulter les membres de leurs associations. Même si ce document avaient été signé, il y avait une flagrante omission dans le contingent de participants : aucun des éleveurs de Russie n’étaient présents, ni, plus important encore, Tatiana Riabova, la toute puissante responsable du stud-book.

À la surprise de beaucoup, malgré le départ forcé de Kiarizov du Turkmen Atlary (le Ministère du cheval), en 2001, le projet d’un « stud-book turkmène » a fait son chemin, soutenu par une subvention de l'UE qui a aidé à mettre en place un laboratoire d'ADN au Turkménistan. Peut-être moins surprenant, le laboratoire n'a jamais travaillé et n'a jamais été en position de demander l'approbation ISAG. Pourtant, l'indépendance du Turkménistan Studbook est née et le Turkménistan a commencé à tenir des registres sur la population des Akhal-Téké turkmènes. Ce qui a commencé comme un sentiment nationaliste a conduit à la scission la plus profonde de l'histoire de la race : les chevaux turkmènes non testés (un mélange de chevaux asyl (purs) et alasha (croisés avec des Pur Sang Anglais) s’opposent aux chevaux en général testés du stud-book russe. Comme la population de chevaux en Russie et d'autres Etats d'Asie centrale a grandi en nombre, et sans doute en qualité, la race Akhal-Téké a, de facto, migré au-delà des frontières de sa patrie historique.

 

(Ici, je ferai quelques remarques modulant le point de vue de Maria Marquise : 1° un certain nombre d’éleveurs turkmènes ont continué à demander des documents au stud-book russe, et les ont obtenus, j’en connais, donc j’en suis sûre… 2° un des problèmes qui ont engendré l’absence de test est un double grief : d’un côté Tatiana Riabova reprochait au Turkménistan de ne pas avoir soldé le coût des tests, de l’autre le Turkménistan reprochait à Tatiana Riabova de sous-noter les chevaux pour les faire sortir à bas prix du pays et les renoter ensuite. Je ne préjuge pas de la véracité de l’un ou l’autre de ces griefs, mais une chose est sûr, je les ai entendus, au Turkménistan et en Russie, donc ils existent… 3° il existe un certain nombre de problèmes par rapport aux tests fait récemment, et à l’inscription dans le stud book russe de pédigrés faux. Le dernier scandale en date a été relevé par Leonid Babaev qui démontre un cas de faux flagrant ! Bref, rien n’est simple en l’état actuel et le stud-book russe n’est pas exempt de taches…)

 

Que ce soit la conséquence d'un changement politique ou l'affaiblissement des tendances nationalistes, dans les négociations l'année dernière entre le Turkmen Atlary et le VNIIK, dans lequel le Turkmen Atlary a exprimé le souhait des éleveurs turkmènes de « rentrer au bercail » en faisant tester la population des chevaux du Turkménistan afin qu’ils soient réinscrits dans le stud book général. Ce développement devrait probablement être considéré comme faisant partie d'une tendance mondiale : dans les deux dernières années, des pays comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Suisse, l’Allemagne, le Benelux et la Chine ont tous signé des accords avec le VNIIK afin d'enregistrer leurs chevaux en Russie, ainsi qu'au niveau national.

 

(Là de nouveau je ferai une remarque : scientifiquement, il est impossible en l’état actuel des connaissances de la génétique, de garantir une quelconque « pureté » à ces chevaux dont les ascendants n’ont pas été testés pendant vingt ans. Rappelons que la génétique n’est pas une science miracle et ne permet qu’une seule chose : assurer que les descendants descendent de leurs parents, ce qui suppose que les ascendants aient été testés. Bref, cette pratique est récente, et le Turkménistan y ayant échappé pendant vingt ans, l’origine des chevaux ne peut être prouvée. Où est donc l’arnaque et de quoi parle-t-on au juste ???)

 

Naïvement, on aurait pu penser que la perspective des retrouvailles du Turkmen Atlary et du VNIIK aurait rencontré l'approbation de la majeure partie des éleveurs. Loin de là. Plutôt que de saluer le retour de la tribu perdue, ils se sont alarmés de la menace de chevaux impurs qui réintègrent le stud-book :

« Sans aucun doute, nous devrions applaudir le début des discussions avec le Turkmen Atlary et son intention de tester la filiation des chevaux turkmènes et leur inscription ultérieure au stud-book.

Le Turkménistan, en effet, a un peu de bouillon très précieux. Cependant, comme nous savons qu'il y a aussi des croisements avec des chevaux de filiation falsifiée. Vous vous souvenez, sans doute, de cette jument  amenée à Piatigorsk pour la course du Président. L'introduction de chevaux de demi-sang dans le stud book causera un préjudice incalculable à la race et dévalorisera le Studbook lui-même. » (Klimuk à Riabova)

« Je considère la famille Kiarizov comme une autorité sur ce sujet — ces personnes ont consacré leur vie entière à notre race. Ils ont récemment publié les noms de chevaux impurs, environ 20 d'entre eux au total, provenant de deux haras. Un certain nombre de questions se posent : 1) Combien de demi-sang y a-t-il dans le pays et combien de descendants ont-ils ?

2) Je regrette que les tests de filiation soient fait en utilisant le génotypage qui il ne donne que 80% de précision, comparativement à 100% de précision lors d’un test ADN ;

3) Beaucoup de parents les chevaux turkmènes sont morts maintenant et eux-mêmes n'avaient jamais été testés... Si notre stud-book est un livre fermé, ces chevaux ne peuvent pas être légitimement inscrits dans le livre, sinon toute la question de la pureté est perdue.

4) Si le processus de tests de filiation et d'enregistrement des chevaux turkmènes n'est pas transparent, je ne considère pas la prise de décision d’une seule personne comme légitime. (Kamal Mirkhodzhaev du Comité exécutif du WATO)

« Si Riabova ne les satisfait pas, qui va financer ses voyages au Turkménistan ? » (Kiarizov dans sa lettre ouverte) Kiarizov sous-entend ici que T.N. Riabova pourrait fermer les yeux sur certains chevaux demi-sang inscrits dans le stud-book général et n’est peut-être pas en mesure de résister à la pression de ces éleveurs turkmènes qui pourraient insister pour obtenir leurs chevaux suspects inscrits dans le stud-book. A 73 ans cette année, Riabova a assez de pain sur la planche : il y a un millier d'animaux d'élevage non testés au Turkménistan, tous ont besoin d’être prélevés et analysés, et, dans de nombreux cas, également leurs parents. Riabova serait-elle susceptible de compromis dans quelques cas individuels obscurs du bien, les chevaux typiques dont elle ne peut pas prouver l'origine seraient-ils importants pour rétablir l'unité au sein de la race ?

 

(De certains éleveurs dont en premier lieu le Turkmenbashy…)

 

(Ici, on reste perplexe. L’ADN est devenu un fantasme comme un autre ! Avant (c’est à dire il n’y a pas longtemps), les apports de sang Pur-Sang Anglais ont largement existé dans la race, de même que les Pur-Sang Anglais possèdent eux aussi une quantité non négligeable de sans turkmènes. Lorsque Shamborant a restructuré l’élevage à une époque réellement critique pour les chevaux turkmènes, de quoi disposait-ils pour juger de cette fameuse « pureté » ? De son appréciation du type et des qualités morphologiques des chevaux choisis, des connaissances des ata turkmènes, des stud-books tout aussi imprécis qu’aujourd’hui et tout aussi possiblement falsifiables. Bref, aucune pureté n’a pu être garantie dès l’origine du stud-book. Shamborant a sélectionné Fakir Pelvan et Gelishikli sur leurs qualités propres, leur beauté extérieure, leurs qualités sportives (assez moyennes en l’occurrence) et leur qualité de reproducteur. Pour les autres lignées, rappelons un certain nombre de mention plus que floue de « juments akhal-teke » comme par exemple la mère d’Arab qui a produit le seul triple champion olympique de la race, son fils Absent. Rappelons que certaines lignées sont très connues aussi au Turkménistan pour être rapides en course à cause notamment d’un apport de Pur Sang Anglais. Et après ? Les meilleurs stud-book modernes sont le plus souvent ouverts, sauf ceux mis en place par les Britanniques, dont l’un au moins n’a rien de pur, tout au contraire, car le soit disant Pur Sang Anglais est un inextricable mélange de toutes sortes de race et le fondement de ce stud book n’a obéït qu’à un seul critère : la vitesse ! Bref, ma question est QUE VEUT-ON ? Personnellement je veux retrouver certaines qualités physiques et morales. Tout cheval qui correspond à ces qualités-là vaut de rentrer dans le stud-book, tout cheval qui s’en écarte doit sortir du stud-book. Un stud-book fermé maintient de mauvais chevaux, dont les bons éleveurs se débarrassent le plus souvent en les vendant à des profanes à l’Ouest à des prix ridiculement élevés — rappelons que le prix moyen d’un cheval de sport en France est inférieur à 3000 euros alors que le prix moyen réel et non pas affiché, d’un akhal-téké en France se situe entre 4000 et 7000 euros, ce qui explique en partie l’absence quasi-totale de la race dans la compétition… mais c’est un autre problème.)

 

WATO a proposé qu'un comité soit formé, afin d'aider Riabova dans ses projets de ré-intégrer les chevaux turkmènes dans le stud-book. Mais depuis, WATO n'a jamais été en bons termes avec Riabova, suite à la façon conflictuelle dans laquelle il est né. La réponse de Riabova fut le simple mépris :

« Il est trop tôt pour créer des comités, le travail n'a pas encore commencé, il y a un long chemin à parcourir pour démêler tout cela. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde est si pressé tout à coup et comment ce comité peut aider. Je doute que ces chevaux seront inscrits au volume 11, probablement même pas dans le volume 12, il y a des tas de travaux à faire avant... Il y a des rumeurs selon lesquelles il y a, paraît-il, 20 chevaux impurs, dans une liste établie par Geldy quelque part. Pourquoi personne ne m’a transmis cette liste à moi ? Quant à Geldy, je lui conseillerais, avant qu'il ne soit inclus dans les comités, d’établir de bonnes relations avec les éleveurs et propriétaires de chez lui, sinon nous allons creuser nous-mêmes un grand trou et rien ne sortira de nos bonnes intentions. Cet engagement entier pourrait naître mort-né avant. Est-ce que vous voulez réussir ou non ? Serez-vous satisfait d’un tel résultat ? Quoi qu'il en soit, je lutte pour comprendre les raisons de cette anxiété globale sur la pureté de l’Akhal-Teke maintenant. Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas avant ?

Tout le monde essaie de me discréditer et le stud-book avec sans bonnes raisons. J'ai été chargé de la gestion de cette race en 1973 et j’en serai responsable tant que je serai vivant ».

 

(Là, le syndrome Riabova Unique est assez clair ! Pourrions-nous rappeler, nous, pauvres occidentaux, le B.A.BA. de la démocratie à ces beaux pays du Nord. Lorsqu’une personne unique agit, on appelle ça une dictature, sur ce point, Kiarizov, Babaev, Riabova ou n’importe qui, c’est du pareil au même !! J’ai quand même assisté à Piatigorsk à tout autre chose — ouf ! — et vu de nombreux éleveurs remplir chacun devers soi les feuilles de notation. Je ne doute pas qu’ils en soient capables, comme en sont aussi très capables certains AGA qui regardent les courses depuis 50 ans, certains grands entraîneurs, etc. Bref, il serait quand même très facile de créer un comité, en veillant que personne ne puisse noter ses propres chevaux… Une dizaine de personnes avec un minimum de trois ou quatre nationalités éviterait la corruption, le favoritisme, etc, etc.)

 

C'est un fait bien connu que le stud-book Akhal-Teke a été créé comme un livre généalogique fermé et seuls les chevaux dont les parents sont inscrits au stud-book sont admissibles pour l'inclusion.

 

(Oui et non, puisque des apports de sang étrangers existent en grand nombre dans les années 1930 !!)

 

Pourtant, la notion de pureté est interprétée et comprise par les éleveurs importants plus que comme un concept de filiation simplement biologiquement confirmée :

« ‘ Sang pur ’ est un vieux concept traditionnel bien plus important que celui de « studbook fermé », écrit Leonid Babaev dans l'article « Responsabilités d’un éleveur de Pur Sang. » « Sans aucun doute, la tradition de reproducteurs de race pure développée au fil du temps et éventuellement des chevaux de pure race a commencé à entrer dans des livres généalogiques, et non l'inverse : les chevaux des stud books n'ont pas commencé à être appelé de cpure race »

 

Cet avis est partagé par Alexander Klimuk dans l'entrevue avec Maria Marquise pour le site de l’association anglaise :

« La pureté de la race n'est pas déterminé par des tests d'ADN ou de génotypage. C'est un concept ancré dans l'histoire et la tradition. La ‘Pureté’ désigne le haut degré de perfection atteint par l'élevage sélectif, et le rôle qu'une race a joué dans le contexte mondial. Les races pures sont celles choisies selon les principes de reproducteurs de race pure. Mais une pureté absolue peut, bien sûr, être réalisée que lorsque la reproduction est sous contrôle des laboratoires. »

 

(Bref, le concept de pureté est un concept d’excellence et non un concept raciste, ce qui à vrai dire me soulage. Les trois races traditionnellement pures sont celles des chevaux d’Orient, à savoir le Turcoman, peu importe qu’il vienne de l’akhal ou de Perse ou d’une autre région… l’Arabe, et, dans une moindre mesure, le Barbe. Si cette pureté a un caractère racial, c’est surtout dans la mesure où les secrets d’élevage et d’entraînement ont été préservés par les éleveurs au sein d’un espace culturel donné. En changeant d’espace, il y aura, et il y a déjà, modification de ladite race. Pour ne pas heurter la sensibilité et l’ignorance des détenteurs d’akhal-téké, prenont par exemple les chevaux Arabes, qui ont vu leur morphologie se transformer pour atteindre des formes extrême en vue du show, si extrême que certains de ces chevaux sont devenus inutiles, alors que dans le même temps, d’autres chevaux étaient sélectionnés sur leur vitesse, avec une tout autre morphologie, tout cela produit sur un stud-book fermé, ce qui gage que la consanguinité n’enlève rien à la capacité d’évolution de la race, à condition qu’il y ait un nombre de sujets suffisants. Aujourd’hui, les Turkmènes ne font plus que courir des courses de vitesse dont les distances ne cessent de diminuer, si bien que leurs chevaux changent. Si on veut préserver le cheval Turcoman, réhabilitons des courses de 6000 mètres et sélectionnons sur ce seul critère… par exemple. Mais pour cela il faudrait que les éleveurs de chevaux akhal-téké acceptent de choisir une direction d’élevage, ce qui à l’heure actuelle, n’est pas le cas, convaincus qu’ils sont, pour beaucoup, que leurs chevaux sont les meilleurs — de quoi on ne sait pas — peut-être parce qu’ils confondent l’or de leur robe avec leur valeur effective. Bref, il y a du travail, comme dirait Tatiana Riabova !!)

 

Ainsi  la pureté doit-elle être vérifiée soit par filiation par les meilleurs moyens disponibles (la tradition orale des tribus turkmènes, écrit manuscrits des livres Gorelov et Mazan, registres d'élevage des fermes collectives des années 1950, le génotypage des années 1970 jusqu'à récemment, et enfin tests ADN) ou soit sur l'excellence dans la sélection pour le type et la performance, la présence et la beauté, quel méthode d'élevage est-elle la meilleure pour le meilleur résultat ? Et si c'est ce dernier, la race Akhal-Téké est-elle à la hauteur des normes élevées de pureté préconisée par ses partisans ?

Certes, en Occident, il est un fait indéniable que nous achetons ce que nous pouvons. Pour des raisons compréhensibles, nous ne pouvons emmener nos juments à des étalons célèbres sur des centaines de miles et le « pur-sang » que nous produisons semble beaucoup plus diversifié que les poneys d'Exmoor, qui m'ont fait penser à la pureté. Mais maintenant il est allégué que la plus grande menace à cette pureté va envahir la race Akhal-Téké à cause du Turkménistan, sa patrie historique où les étalons non purs sont utilisés sur des juments de race pure pour gagner un tapis aux courses ! Voilà pour les Occidentaux idéologiquement confus (vous m'entendez, Else Weiss !) qui accusent les Russes pour fausser et corrompre la glorieuse tradition orientale ancienne !

Je vais continuer à suivre avec intérêt le débat pureté sur la terre du poney pur dans laquelle je vis.

 

*

 

Pour conclure sur ce passionnant article de Maria Marquise, je me contenterai de dire mes propres convictions en matière d’élevage d’akhal-téké :

1° Je veux un cheval qui ait des aptitudes sportives et donc une bonne conformation. Conformément à son usage ancien, ce cheval de guerre a comme qualités physiques son endurance, sa vitesse, sa taille, sa capacité à porter du poids, son élégance qui résulte des qualités précédantes.

2° Je veux un cheval qui ressemble à l’idéal que je me fais du cheval turkoman, tel qu’il nous est parvenu dans les miniatures persanes : c’est un cheval avec une tête petite, des oreilles longues, des yeux en amande, peu de crinière, une encolure longue et portée très haut qui évoque le cou d’un signe, un corps plutôt haut et long avec des jambes fines mais pas non plus des jambes de gazelle.

3° Je veux un cheval de guerre avec ce caractère propre des bons chevaux de guerre : une forte complicité avec son cavalier, une absence de peur face aux dangers divers et variés, de la patience, du courage.

Si le stock disponible en Europe ne me permet pas d’avoir exactement toutes ces caractéristiques à la fois dans un seul sujet, j’y travaille, et je me laisse le temps d’y parvenir. 



23/12/2011
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